Zappe Satie

Zappe Satie

zappe satie

20 ans après le succès de son « Zappe Zappa », le guitariste s’inspire de la formule et la transpose à Erik Satie, grand-père spirituel de Frank Zappa.  2 albums parus ce jour et de nombreux concerts.

Depuis la parution du CD « Zappe Satie » en 2021, le groupe s’est régulièrement produit sur scène. Ces concerts se prolongeront sur les saisons 24/25 et 25/26, puisque l‘année 2025 célèbrera le centenaire de la disparition du compositeur. Dans ce cadre, le « Zappe Satie » est invité à se produire au festival contemporain Ars Musica de Bruxelles en novembre 2024.
Contact : assomusiclip@gmail.com.

Approche artistique, déclinaisons du projet

Pourquoi Satie ?
Ce serait une erreur de confiner Satie au rôle de père de l’ambient music. Et si l’on veut bien dépasser ses tubes comme les Gymnopédies, on découvre des pièces moins connues, étonnantes et novatrices. Ce musicien à l’oeuvre insolite et décalée, a toujours eu l’oreille attentive des musiciens de jazz et de pop car son écriture utilise des éléments courants dans les musiques actuelles. Il est finalement plus proche des musiques d’aujourd’hui que de celles de son temps et tous les publics sont sensibles à sa musique universelle.

Comment Satie ?
Plutôt que juste le reprendre à la lettre, Pierrejean Gaucher a pioché dans la thématique du compositeur pour construire une sorte de kaleïdoscope de son oeuvreAinsi, le répertoire du groupe mélange des arrangements fidèles aux originaux, à des versions qui s’en éloignent plus et deviennent des sortes de variations. D’autres sont de nouveaux titres, mélangeant ou superposant divers fragments musicaux, un peu comme un remix ou un mashup.

 

Avec qui Satie ?
 En concert en 5tet (musiciens dans « historique ») qui reprend intégralement le répertoire du disque, sous une forme plus ouverte. Durée environ d’1h30. (Lieux de concerts et festivals)

Lecture-concert en duo avec la lectrice Frédérique Bruyas. Ce programme (environ 1h) mélange des textes du compositeur avec d’autres de Cocteau et Picasso. Ceux-ci sont ponctués par des ambiances musicales où la guitare dialogue avec le piano d’Erik Satie. (Formule légère s’adaptant à tous types de lieux)

Rencontre musicale (en solo) – elle se déroule sur environ 1h et génère souvent des échanges avec le public. Son instrument en main et accompagné d’extraits audios-vidéos, le guitariste survole l’univers d’Erik Satie et explique la façon dont il s’est réapproprié son répertoire. Cette rencontre s’adresse autant au grand public qu’aux musiciens. (Bibli-médiathèques, collèges-lycées…)

Résidence pédagogique/artistique – Travail collectif sur le répertoire du « Zappe Satie » (masterclass, stage sur un ou quelques jours, résidence sur une saison) dans le cadre d’établissements d’enseignements artistiques tels que Conservatoires, écoles Fneijma, Pôle Sup, Universités… L’objectif est de faire découvrir à des musiciens issus du classique et des musiques actuelles, comment aborder l’univers musical d’un compositeur pour le revisiter de façon créative. Aussi, leur permettre de croiser leurs esthétiques autour d’un projet commun. (Public cible : musiciens professionnels et amateurs) – Plus d’infos sur la page Résidences.

Album disponible en CD digipack et sur toutes les plateformes de téléchargement.
Chaine Youtube  –  Page Facebook  –  Page Instagram

Ce projet reçoit le soutien de la Spedidam, l’Adami et le Cnm.

(Faire défiler les flèches au dessus pour changer de titre)

 Ils en parlent :
« …Un portrait d’Erik Satie en forme de jazz, si coloré d’humour et de tendresse que l’effet en est éblouissant… » (CHOC/JAZZMAG / Guy Darol)

« …Une sorte de remix organique joué avec jubilation… » (FIP)

« …Un projet éminement personnel… » (LE MONDE / Sylvain Siclier)

« …Son album le plus accompli, une petite caverne d’Ali Baba… » (CITIZEN JAZZ)

Lien vers la page Presse

Projet en forme de poire

Premières résidences autour de Satie avec l’orchestre d’harmonie et le CRD de Bourg en Bresse en 2019, puis avec les classes de jazz, musiques actuelles et cordes du CRR de Versailles en 2020.

Parution de l’album « Zappe Satie » mars 2021. Casting à géométrie variable, composé de jeunes et brillants musiciens issus de la scène française. (ONJ, Ping Machine, PJ5, Sarab). Second EP « Satinédits » paru en décembre 2023.

Résidences en 2023 autour de ce répertoire, avec les conservatoires de Belfort, Genève, Eaubonne, Valence, Sceaux…

Concerts récents : Festival de Couches, Tournée soutenue par Jazz en Bourgogne (D’jazz Nevers), Pan Piper (Paris), Le Périscope (Lyon), Conservatoire de Montélimar, Château de Grignan…

Le groupe sur scène :
Pierrejean Gaucher : guitares
Quentin Ghomari : trompette
Thibault Gomez : piano électrique
Alexandre Perrot : contrebasse
(ou Etienne Renard)

Ariel Tessier : batterie

Extraits live « Zappe Satie » (2022)

Vidéo « Satie’s blues » (2021)

Vidéo « Sad Satie » (2021)

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Le bruit organisé

Le bruit organisé

projets en cours

le bruit organisé

Cette série de collaborations est née de mes rencontres avec de nombreux artistes et amis que je fréquente dans la Drôme (sculpteurs, peintres, céramistes…)

les étincelles hurlantes

Après mon travail sur le son des bols qui était un peu intimiste, l’occasion m’était donnée de travailler ici sur un matériau plus sonore, qui me permet d’enrichir ma palette vers quelques chose de plus intense, parfois de plus violent. Et contrairement à la céramique qui ne résonne qu’une fois sortie du four, les sculptures de mon ami Julien Allegre résonnent déjà à l’état brut, avant même que la tôle ne soit façonnée, usinée.

Quand je l’ai enregistré dans son atelier, j’ai découvert que ses œuvres naissent dans un jaillissement d’étincelles, avec des bruits de torsion, de martelage, de meulage…C’est tout cela que j’ai tenté de restituer dans ce disque. Je retrouve aussi dans son travail une démarche proche de la mienne : il assemble, associe et juxtapose divers éléments grâce à la soudure, comme moi avec les montages audios.

Ses sculptures sont le fruit du feu et de la fusion, mais elles peuvent aussi avoir des allures de tendresse ou de repos, ce qui m’a permis aussi de concevoir des plages plus calmes au fil du disque. Et puis julien étant aussi batteur-percussionniste, il m’a offert son geste musical en complément des sons issus de son travail. Et une fois de plus, mon ami réalisateur Benoît Renard a su transcender cette nouvelle aventure sonore par ses images magnifiques.

 

  • Pierrejean Gaucher : guitares, effets, traitements sonores et compositions
  • Julien Allegre : sculptures, percussion, hangs
  • Benoît Renard : conception vidéos, photos

Création publique (2017)

Photos work in progress (2017)

le son des bols

La première fois que je suis entré dans la galerie de Mireille Favergeon, j’ai dû résister à l’envie de faire tinter ses bols. A l’évidence, son univers de céramique ne dévoile qu’une partie de sa magie si l’on se contente de l’admirer avec les yeux. Devenus amis avec le temps, je passai une journée chez elle à enregistrer une grande partie de ses pièces. Cette matière sonore ramenée chez moi, je découvris la richesse (que je soupçonnais déjà) de l’instrumentarium qu’elle batît au fil de ses cuissons. Chaque pièce, outre sa taille, sa forme, son email, a une identité sonore unique.

Commence alors un long travail consistant à les classer par familles : graves, aigus, résonnants, secs, purs… Puis un constat : une céramique est un instrument percussif, mais qui peut continuer à vivre de façon magique après avoir été frappé. La musique reposant sur l’organisation des sons et du temps, il ne me restait plus qu’à marier entre eux ces bols, ces vases, afin de composer les petites « miniatures sonores » que vous entendez pendant que vos yeux voient.

Hormis ma guitare à quelques moments (il fallait bien que j’y associe mon instrument premier), tous les autres sons proviennent des céramiques, le plus souvent laissés à leur état naturel, mais parfois déformés, détournés, comme pour mieux pénétrer la matière qui les compose. Les images du réalisateur Benoît Renard illustrent tout ce processus.

 

Ils en parlent :
« …Les étincelles hurlantes est un disque de forge et de feu. Quelle flamme ! quelle inventivité ! J’adore cette idée de catalogue acoustique, l’idée de commenter par les sons mélés la sculpture à l’oeuvre, l’art au travail. Et cela en gardant le fil de toute son histoire musicale, en le tirant vers l’avant-pointe, l’avant-garde, le risque englobant l’émotion… »
(GUY DAROL / Jazzmag, Musiq)

« …Le son des bols est un court disque, exceptionnel de beauté, où se succèdent des pièces courtes, comme des traits de peinture japonaise, ou des haïkus. C’est merveilleux, une sorte d’éveil des sens, du son. Un vrai travail expérimental, une délicatesse, une épiphanie, la naissance d’un monde… »
(JAZZ-RHONE-ALPES)

Work in progress (2016)

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La musique des mots

La musique des mots

projets en cours

la musique des mots

Me sentant un peu enfermé dans la musique instrumentale, j’utilise depuis longtemps les mots et la langue comme terrain de jeu musical

duo avec frédérique bruyas

Frédérique Bruyas aime se présenter comme une lectrice publique. Elle conçoit la lecture à voix haute comme un art des paroles écrites dont l’objet est la littérature dans sa variété et sa vitalité. Elle appréhende chaque texte comme une partition de paroles et chaque lecture comme une mise en scène des œuvres littéraires. En duo avec elle (entre autres musiciens), nous aimons placer l’auditeur aux frontières du son et du sens, en élargissant le champ des interprétations possibles du texte et de l’œuvre musicale. Nos divers programmes abordent des univers aussi divers que le roman noir (textes de Jonquet, Malte, Vargas, Manchette, Pouy…), ou la poésie contemporaine (Kerouac, Luca, Rebotier, Tarkos…) Tapi dans l’ombre des mots, j’improvise autour de thèmes issus de mon univers musical.

Extrait lecture-concert (Ermitage/Paris)

politique et phonétique

Mon travail autour des fables, ainsi que mes nombreuses lectures-concerts avec Frédérique Bruyas, m’ont convaincu qu’il existe une musique propre aux mots. Aussi, comme n’importe quel instrument, chacun de nous possède une identité vocale unique, sorte de signature sonore à l’image de nos empreintes digitales. Elle se définie par le timbre, l’intonation, l’articulation, le débit… Aussi, la langue pratiquée et l’accent offrent des couleurs « musicales » spécifiques. Pour continuer mon travail autour de ce matériau musical, j’aime parfois détourner des documents glanés ça et là sur internet. De fait, les joutes politiques oratoires sont un terrain de jeu idéal.

Ils en parlent :
« …A partir du rythme et la mélodie des propos de M. Hollande, Pierrejean Gaucher construit une savoureuse pièce instrumentale avec divers instruments. Dans les jours qui suivirent, cette anaphore avait été mixée par des internautes avec des musiques électro ou rap. Aujourd’hui, la composition de Pierrejean Gaucher se révèle bien plus inventive… »
(LE MONDE / Sylvain Siclier)

Débat TV Hollande/Sarkozy (2015)

la transe des mots

Avec Frédérique Bruyas, ou sur les vidéos détournées (politique et phonétique), je suis tributaire d’un texte avec une diction imposée. C’est ici le contraire. Le texte existe, mais c’est lui qui suit la musique. De fait, comme un chanteur d’opéra, le « vocaliste » interprète une partition vocale (parfois proche du Sprechgesang) qui doit se caler sur les intruments. Le projet des Fables a connu ces deux approches : le disque a été conçu autour de la voix (récitatifs libres a capella), mais sa version scénique (Fabulatorz) a connu la contrainte inverse puisque le récitant a dû réciter les textes à l’identique afin de se caler sur le groupe.

La cimaise et la fraction (Queneau-2016)

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Collaborations

Collaborations

projets en cours et passés

collaborations

Chanteurs, compositeurs, metteurs en scène, réalisateurs à l’image, artistes plasticiens, soliste invité. De nombreuses aventures partagées au fil des années

damien jourdan

Nous habitions à quelques kilomètres l’un de l’autre sans le savoir. On se croise enfin chez un ami commun et l’on échange nos disques. Séduit par son univers, je lui exprime mon envie de travailler sur ses nouveaux titres. Touche à tout créatif (voix, guitare, trompette, batterie) Damien écrit ses textes et ses musiques, parfois proches de Bashung ou Dominique A. Séduit à son tour par mes arrangements, il me confie les clefs de son nouvel album (après Nicolas Repac pour le précédent). « Je regarde le ciel » est paru en 2017, suivi de quelques concerts en quartet.

teaser Damien Jourdan (2017)

benoît renard

Autre exemple de rencontre improbable entre deux ex-parisiens. Résidant aussi sur Grignan depuis plusieurs années, le réalisateur (et pianiste) Benoît Renard m’aborde un jour et me dit : « le premier concert que j’ai vu à 15 ans était avec ton groupe ». Amitié et estime mutuelle pour notre travail, de fil en aiguille, Benoît habille mes récents projets d’images magnifiques. A l’inverse, je pose quelques notes sur ses films dès que l’occasion s’en présente.

musique pour Benoît Renard (2016)

aventures récentes (2018)

• 2018 fut une année riche en écriture. Parallèlement à l’écriture de mon répertoire Satie pour Bourg en Bresse, le metteur en scène drômois Jean-François Cousin me commande la musique de son spectacle « Folles tribulations pour un coeur volé ». Sorte de féerie burlesque en plein air, brassant une centaine de comédiens, danseurs, chanteurs et qui a déplacé plusieurs milliers de spectateurs durant une semaine à Allan (26) en juillet.

• Cette année marque aussi mes retrouvailles avec le compositeur de musique contemporaine Nicolas Frize, avec qui j’avais déjà beaucoup travaillé dans le passé. Ce fut dans le cadre de sa création Elle s’écoule la Maison des Sciences de l’Homme de St Denis (juin).

• Soliste invité par l’orchestre symphonique du conservatoire de Montélimar (direction Stéphane Cortial) dans le cadre du programme Orchestral Jam, avec entre autres, le trompettiste Hervé Salamone. Conférencier invité par la Philharmonie de Paris dans le cadre du Week-end Zappa en Septembre.

et moins récentes

• Conçoit la partie musicale de deux créations avec la compagnie Oiseau Tonnerre de Jean-Claude Tessier (danse et poésie). La première « Voix off », au Cambodge (2011) avec des musiciens khmers de Cambodian Living Arts. La seconde aux Mines de Bruoux (2012).

• Commande du Conseil général de la Drôme autour des musiques de cartoons (2012) pour l’Orchestre d’Harmonie de la Drôme.

• A composé-enregistré des musiques pour le chorégraphe Andy Degroat, le Théatre de l’Unité avec Jacques Livchine et Hervée de Lafond.

• Invité sur disque et concerts par les percussionnistes Jean-Luc Rimey-Meille et Sébastien Bonniau autour de la musique de King Crimson (2012). Concerts en Hollande (2008) avec le groupe « zappaien » Cuccurullo Brillo Brullo. Plus anciennement, concerts avec le chanteur guitariste Karim Albert Kook, la chanteuse Mamia Chérif. Concerts en duo avec les vibraphonistes Jacques Marugg, Arnaud Devos ou Benoit Moerlen. D’autres collaborations sont évoquées sur diverses pages du site suivant la thématique.

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