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la musique des mots

Me sentant un peu enfermé dans la musique instrumentale, j’utilise depuis longtemps les mots et la langue comme terrain de jeu musical

duo avec frédérique bruyas

Frédérique Bruyas aime se présenter comme une lectrice publique. Elle conçoit la lecture à voix haute comme un art des paroles écrites dont l’objet est la littérature dans sa variété et sa vitalité. Elle appréhende chaque texte comme une partition de paroles et chaque lecture comme une mise en scène des œuvres littéraires. En duo avec elle (entre autres musiciens), nous aimons placer l’auditeur aux frontières du son et du sens, en élargissant le champ des interprétations possibles du texte et de l’œuvre musicale. Nos divers programmes abordent des univers aussi divers que le roman noir (textes de Jonquet, Malte, Vargas, Manchette, Pouy…), ou la poésie contemporaine (Kerouac, Luca, Rebotier, Tarkos…) Tapi dans l’ombre des mots, j’improvise autour de thèmes issus de mon univers musical.

Extrait lecture-concert (Ermitage/Paris)

politique et phonétique

Mon travail autour des fables, ainsi que mes nombreuses lectures-concerts avec Frédérique Bruyas, m’ont convaincu qu’il existe une musique propre aux mots. Aussi, comme n’importe quel instrument, chacun de nous possède une identité vocale unique, sorte de signature sonore à l’image de nos empreintes digitales. Elle se définie par le timbre, l’intonation, l’articulation, le débit… Aussi, la langue pratiquée et l’accent offrent des couleurs “musicales” spécifiques. Pour continuer mon travail autour de ce matériau musical, j’aime parfois détourner des documents glanés ça et là sur internet. De fait, les joutes politiques oratoires sont un terrain de jeu idéal.

Ils en parlent :
“…A partir du rythme et la mélodie des propos de M. Hollande, Pierrejean Gaucher construit une savoureuse pièce instrumentale avec divers instruments. Dans les jours qui suivirent, cette anaphore avait été mixée par des internautes avec des musiques électro ou rap. Aujourd’hui, la composition de Pierrejean Gaucher se révèle bien plus inventive…”
(LE MONDE / Sylvain Siclier)

Débat TV Hollande/Sarkozy (2015)

la transe des mots

Avec Frédérique Bruyas, ou sur les vidéos détournées (politique et phonétique), je suis tributaire d’un texte avec une diction imposée. C’est ici le contraire. Le texte existe, mais c’est lui qui suit la musique. De fait, comme un chanteur d’opéra, le “vocaliste” interprète une partition vocale (parfois proche du Sprechgesang) qui doit se caler sur les intruments. Le projet des Fables a connu ces deux approches : le disque a été conçu autour de la voix (récitatifs libres a capella), mais sa version scénique (Fabulatorz) a connu la contrainte inverse puisque le récitant a dû réciter les textes à l’identique afin de se caler sur le groupe.

La cimaise et la fraction (Queneau-2016)

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