conférences

Après des années d’articles dans les revues musicales et des émissions de radios sur des sujets divers, il était logique que je trouve un nouveau terrain de jeu pour partager mes passions !

Principe et déroulé :

Rencontres autour de diverses thématiques (voir ci-dessous) avec un contenu adapté à la fois au grand public et aux musiciens. Durée de 60 à 90 minutes, suivi d’échanges avec les participants. Déroulé avec de nombreux extraits audios et vidéos.
N’hésitez pas à me contacter pour tous renseignements.

Erik Satie : précurseur des musiques du siècle

Ce que les musiciens d’aujourd’hui lui doivent

Ce serait une erreur de réduire Satie au rôle de père de l’ambient music. Et si
l’on veut bien dépasser ses tubes (Gymnopédies, Gnossiennes), on découvre des
pièces peu connues, étonnantes et novatrices. Ce musicien à l’œuvre insolite, décalé dans son époque, a toujours eu l’oreille attentive des musiciens de jazz et de pop. Logique si l’on admet que son écriture utilise souvent des éléments courants dans les musiques actuelles, notamment des titres assez courts comme des chansons, avec de petites cadences répétées. Et son autodidactisme (du moins au début) l’a obligé à développer un univers vidé des dogmes et de la virtuosité de l’époque, comme beaucoup de musiciens d’aujourd’hui.

Frank Zappa et le jazz

Faux rocker ou vrai jazzman ?

Posons le paradoxe dès le départ : Zappa a passé sa vie à dire qu’il n’aimait pas le jazz, mais 80% des musiciens qu’il employait en étaient issus ou possédait sa culture ! Pour autant, il n’a jamais revendiqué « faire du jazz », mais il appréciait chez eux leur polyvalence, leur talent de soliste et leur capacité de lecteur. Aussi, Zappa fut au rock ce que Miles Davis fut au jazz : un immense révélateur de talents. Et comme pour ce dernier, chaque nouveau groupe a insufflé un nouveau style, une nouvelle direction. Comme Miles, il jouait de son orchestre et a révélé de grands musiciens. Rejetant l’académisme et les clichés qui l’ennuyaient (comme pour le rock), il préférait les rebelles comme Eric Dolphy ou Archie Sheep et aimait dire que “the jazz is not dead, it just smells funny ».

Quand le jazz flirte avec la pop

Je t’aime moi non plus !

Ces deux univers musicaux pratiquent un rituel amoureux mêlé d’un dédain mutuel depuis un demi-siècle d’échanges. Certes, le jazz emprunte depuis toujours une part de son répertoire aux musiques populaires de son temps. En ce sens, lorsque Ella Fitzgerald reprend une chanson des Beatles, elle ne fait que prolonger une pratique bien ancrée.
Mais les jazzmen de la génération suivante ne se contentent plus de « jazzifier » les succès pop et cèdent aux délices de l’arrangement, mettant en œuvre leur savoir-faire en la matière, à l’instar d’Herbie Hancock ou de Bill Frisell. Quant aux jazzmen d’aujourd’hui, tels Robert Glasper ou Brad Mehldau, baignés dès l’enfance dans cette culture, ils se montrent friands des nouveaux standards que leur offrent des groupes comme Nirvana ou Radiohead. Au-delà du répertoire, c’est l’esprit même de la pop qui rejaillit sur la pratique des musiciens de jazz, qui usent désormais d’ingrédients typiques de ce matériau.